Un outil d'information et de calcul
Nyance informe et calcule. Elle ne détient ni votre argent ni vos titres, et n’exécute aucune opération.
Quatre usages sont proposés. Vous pouvez examiner une société cotée, titre par titre, et lire le résultat de ses examens. Vous pouvez calculer votre zakât, à partir d’un profil prédéfini ou de positions que vous attribuez vous-même. Vous pouvez simuler une transmission, à titre pédagogique. Vous pouvez enfin suivre des parcours d’éducation, dont celui auquel cette leçon appartient.
Hors de ces quatre usages, rien n’est proposé. Mieux vaut le savoir le premier jour que le jour où cela vous surprend.
Ce que Nyance ne fait pas
Aucun ordre de bourse ne part d’ici. Vous gardez votre courtier : c’est chez lui que vous achetez, vendez et conservez vos titres.
Aucun conseil en investissement personnalisé n’est fourni. Rien de ce qui est affiché ne tient compte de votre situation, de vos charges ni de vos projets.
Les fonds ne sont pas examinés. L’examen porte sur des sociétés cotées, prises une à une ; une leçon du parcours « Investir conforme » est consacrée aux ETF dits islamiques.
Enfin, aucun résultat n’est un acte juridique, et aucun n’est un avis religieux individualisé.
Le référentiel appliqué
Un résultat n’a de sens que rapporté au référentiel qui le pose. Il est donc dit une fois, en clair.
Pour la sélection de titres, Nyance applique la norme charaïque n° 21 de l’AAOIFI, amendée par l’article 8 de la norme n° 59 ; la version appliquée est « AAOIFI SS21 (rev 2026-09-23) ». Pour la zakât, le calculateur s’appuie sur les positions documentées des écoles classiques et des institutions contemporaines, au premier rang la norme charaïque n° 35.
La norme n° 21 est un effort d’interprétation collectif, non un consensus. Sur la détention d’actions de sociétés endettées, d’autres instances savantes, dont l’Académie internationale du fiqh islamique, retiennent des positions plus restrictives, certaines n’admettant aucun seuil. Nyance publie sa méthodologie et ses écarts, et l’état affiché est celui-ci : « Méthodologie de Nyance, sans validation extérieure à ce jour ».
Examiner un titre
Une société reçoit quatre examens séparés, jamais fondus en un seul : l’activité, la dette, la trésorerie, le revenu.
Chacun garde son propre état, et chacun rend l’un de trois verdicts : conforme, non conforme ou sans conclusion. Il n’existe aucune mention d’ensemble : une fiche ne rend jamais un jugement unique.
Cette leçon dit ce qui existe, non comment chaque examen est conduit. Les seuils, les verdicts et leur lecture, les activités écartées, la purification et les changements de verdict appartiennent au parcours « Investir conforme ».
Calculer sa zakât
Un calcul de zakât dépend de choix, et ces choix vous appartiennent.
Le calculateur retient un modèle pluraliste. Vous partez d’un profil prédéfini, ou vous attribuez vos positions ligne par ligne ; chaque ligne affiche la règle appliquée et sa source. Un profil personnalisé reste possible, accompagné d’un avertissement.
Les réglages de fond, le seuil, l’année de possession, le taux et la date des cours, sont exposés dans la leçon précédente et dans le parcours « Zakât et purification ».
Simuler une transmission
La simulation est pédagogique, et elle n’a aucun effet en droit.
Elle applique une lecture déterminée des règles successorales islamiques classiques, en déclarant ses exceptions. Une situation qu’elle ne couvre pas est signalée, et elle n’est pas calculée.
En France, la réserve héréditaire s’applique. La simulation ne tient lieu ni d’un avis de savant, ni d’une consultation notariale.
Quatre habitudes
La plupart des contresens viennent d’une lecture trop rapide, non d’un désaccord de fond. Quatre habitudes les évitent.
Lire un résultat avec sa date. Un verdict parle du jour où il a été rendu, avec les comptes et le cours de ce jour-là. Il ne parle pas de toujours.
Lire la cause d’un changement. Un résultat qui bascule a toujours une raison, et cette raison change ce que vous devez en conclure. Le parcours « Investir conforme » expose les causes possibles.
Ne pas confondre sans conclusion et réussite. Un examen sans conclusion dit que la mesure n’est pas établie ; il ne dit pas que la société passe. Une absence d’information n’est jamais transformée en réponse favorable.
Déclarer sincèrement et exhaustivement. Pour la zakât comme pour la transmission, le calcul ne vaut que ce que vaut la déclaration. Une position oubliée, un héritier omis, et le résultat est faux sans que rien ne le signale.